بسم الله الرحمان الرحيم

QUELQUES ACTES PERMIS PENDANT LE JEUNE
L'extraction du sang par ventouse (Al-Hijâma) ou par n'importe quel autre moyen
Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) a dit : "Le jeûne est annulé par ce qui entre et non par ce qui sort". (Ibn Abou Chou'aïb)
Le rinçage de la bouche ( même se brosser les dents avec du dentifrice ) et l'aspiration de l'eau par le nez ( en faisant attention de ne rien avaler ).
Se rafraîchir avec de l'eau froide quand il fait chaud, soit en se baignant, soit en s'en aspergeant.
Mâcher un aliment pour un bébé qui ne peut s'en passer et qui ne trouve pas une autre personne pour le servir.
Se parfumer ou encenser ses habits
Avaler sa propre salive, même abondante
Subir l'effet de la poussière de la rue, des usines, de la fumée des combustibles et de toute vapeur inévitables.
LES ACTES QUI ANNULENT LE JEUNE
Le rapport sexuel durant la journée du mois de Ramadan
L'éjaculation après masturbation ou suite à un baiser avec son épouse ou des attouchements… L'absorption volontaire de nourriture ou de boisson, ou de fumées L'injection de médicaments nourrissants avec lesquels on peut se passer de nourriture ou de boisson Quant aux autres sortes d'injections qui ne fonctionnent pas comme substituts de nourriture ou de boisson, elles ne rompent pas le jeûne, qu'elles soient par injection intra-veineuse ou intra-musculaire. La transfusion sanguine Si, par exemple, le jeûneur a besoin de sang après une hémorragie, pour compenser le sang perdu. L'écoulement du sang des menstrues et les saignements post-nataux L'extraction d'une grande quantité de sang D'après Thawban (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui qui pratique Al-Hijama et celui sur qui elle est pratiqué ont rompu leur jeûne". (Abou Dâwoud) Le vomissement délibéré ( volontaire ) Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Qui vomit volontairement, doit refaire son jeûne". L'intention de rompre le jeûne, même sans boire ni manger Renier sa foi annule aussi le jeûne, même si on y retourne Exceptions: Il n'est pas considéré comme nul le jeûne de celui qui le rompt par oubli, par ignorance ou par contrainte selon la parole d'Allâh - qu'Il soit honoré et glorifié (traductions approximatives du sens) : {Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur} (2/286); {Sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi} (16/106); et {Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément} (33/5) Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quand l'un de vous mange ou boit par oubli, qu'il poursuive quand même son jeûne car c'est uniquement Allâh qui l'a alimenté et l'a abreuvé". (Al-Boukhâri, Mouslim) COMMENT RATTRAPER OU COMPENSER LES JOURS MANQUES Celui qui rompt le Jeûne volontairement sans aucun motif religieux valable doit réparer pour chaque jour non jeûné, cette infraction selon les trois moyens suivants : il devra libérer un captif ( affranchissement d'un esclavage : aujourd'hui impossible à faire ), s'il ne le peut pas, il devra jeûner deux mois successifs ou s'il ne peut pas jeûner ces deux mois, il devra nourrir 60 pauvres ou leur payer en argent l'équivalent de la nourriture prescrite Abou Hourayra (رضي الله عنه) rapporte ce qui suit : "Un homme vint trouver le Prophète et lui dit : "Me voici perdu" ! Un homme vint dire au Prophète (صلى الله عليه و سلم) : "J'ai rompu volontairement mon jeûne". Celui qui rompt le Jeûne car il lui est pénible de l'observer (par exemple une personne atteinte d'une maladie chronique) devra pour chaque jour non jeûné nourrir un pauvre ou verser l'équivalent en aumône Ceux qui ont rompu le Jeûne pour cause de maladie, de voyage, de grossesse, d'allaitement ou d'accouchement, devront jeûner plus tard le nombre de jours correspondants et ceci avant le premier jour du Ramadan de l'année suivante...
- "Qu'est-ce qui t'as fait perdre" ? Lui dit le Prophète.
- "J'ai usé de ma femme en Ramadan", répondit l'homme.
- "As-tu de quoi affranchir un esclave", lui dit-il.
- "Non dit l'homme" !
- "As-tu de quoi nourrir 60 pauvres" ? dit le Prophète.
- "Non plus", dit-il. L'homme s'assit. A ce moment on apporta un grand panier de dattes au Prophète.
- "Prends ces dattes et distribue-les aux pauvres", lui dit-il.
- "A qui les donner, y a-t-il de plus dénués que moi" ? répondit l'homme.
- Le Prophète fit un large sourire et dit : "Va les donner à ta famille"!". (Al-Boukhari et Muslim)
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui ordonna d'affranchir un esclave, ou de jeûner deux mois consécutifs, ou de donner à manger à soixante pauvres.